Peau d’orange : Causes et Solutions pour l’éliminer

Vous avez de la peau d’orange sur les cuisses ou les fesses ? Rassurez-vous : c’est un phénomène extrêmement courant et sans gravité. Il s’agit tout simplement de cellulite, sur laquelle « les scientifiques s’accordent à dire que ce n’est pas une maladie, mais un phénomène parfaitement normal qui affecte au moins 80 % des femmes adultes, minces ou non, ainsi que certains hommes », selon l’Inserm. Cela étant dit, cet aspect bosselé et capitonné de la peau n’en reste pas moins une source courante de complexes. D’où l’intérêt de comprendre ses causes et de découvrir les solutions pour l’atténuer ou l’éliminer : toutes les explications dans notre article !

Ce qu’il faut retenir :

  • Il n’existe aucune méthode miracle pour faire disparaître la peau d’orange mais une hygiène de vie irréprochable combinée à des soins locaux spécifiques peuvent atténuer sensiblement les effets de la cellulite.

  • Les causes de la peau d’orange peuvent être multiples : génétique, l’âge, les hormones, la sédentarité, une mauvaise alimentation et hydratation, le tabac, le stress, le sommeil, le soleil

  • Il existe 3 types de peau d’orange ou cellulite : la cellulite adipeuse, aqueuse et fibreuse

SOMMAIRE :

Qu’est-ce que la “peau d’orange” ?

Les différents types de peau d’orange (ou cellulite)

Les facteurs endogènes (ou facteurs internes)

Les facteurs externes aggravants

Les solutions pour éliminer ou atténuer la peau d’orange

Qu’est-ce que la “peau d’orange” ?

On parle souvent de peau d’orange en français, voire même d’aspect orange peel de la peau (parce que les termes anglais, c’est branché !). Mais quelle que soit l’expression utilisée, il s’agit tout simplement de cellulite, dite aussi lipodystrophie superficielle

ou panniculopathie œdémato-fibro-sclérotique dans le jargon médical.

Plus concrètement, la cellulite résulte de dépôts de graisse sous-cutanés disposés en poches, séparés par des cloisons de collagène : on parle aussi de septas de collagène (septa = mince cloison, en anatomie).

Lorsque les cellules graisseuses gonflent, elles font saillir la surface de la peau, créant malheureusement au passage des creux et des bosses disgracieuses. D’où cette apparence capitonnée, rappelant une écorce d’orange…

Même si le surpoids peut effectivement amplifier le phénomène, retenez qu’il existe en réalité de nombreux facteurs influant sur la formation de la cellulite. Nous pensons notamment aux prédispositions génétiques et au vieillissement naturel de la peau, qui peuvent très bien entraîner la formation de cellulite chez des femmes minces… Nous en parlons en détail plus bas dans notre article.

Zones concernées

La peau d’orange touche principalement :

  • Le haut des cuisses ;

  • Les fesses ;

  • Les hanches ;

  • Le ventre, dans une moindre proportion.

Pourquoi ? Essentiellement parce que, chez les femmes, le corps stocke naturellement les graisses précisément dans ces zones : techniquement, il constitue des réserves énergétiques, en prévision d’une éventuelle grossesse.

Résultat : les adipocytes – les cellules de stockage des graisses – sont plus rapidement engorgées dans ces régions du corps. D’où l’apparition courante de capitons !

Toutefois, il reste possible de développer de la peau d’orange à d’autres endroits : au niveau des bras, dans la zone des genoux. Cela dépend beaucoup des causes exactes de la cellulite en présence.

Les femmes davantage sujettes à la peau d’orange

Est-ce que les hommes peuvent également développer de la cellulite ? Oui. Est-ce que les hommes et les femmes sont égaux face à ce phénomène ? Absolument pas !

Une étude publiée dans l’Aesthetic Surgery Journal anglais (Multicenter Pivotal Study Demonstrates Safety and Efficacy of a New Cellulite Procedure: 3-Month Results) souligne que 80 à 90 % des femmes post-pubères développeront de la cellulite au cours de leur vie. Et parfois même très tôt durant leur vie d’ailleurs, car il est tout à fait possible d’avoir déjà de la cellulite à l’adolescence. Même si elle fait plus couramment son apparition entre l’âge de 20 et 50 ans.

Et pour les hommes ? Seulement 2 % de la gent masculine seraient touché par la cellulite. Une différence impressionnante, qui s’explique notamment par des facteurs anatomiques :

  • Chez la femme, les cloisons de collagène sous la peau sont verticales et la peau est naturellement plus fine. Résultat : quand elles sont gonflées, les cellules graisseuses font pression vers la surface, tandis que les fibres de collagène essaient plutôt de tirer la peau vers le bas pour compenser. D’où l’apparition de sortes de « bosses » : compte tenu de la finesse de la peau, les capitons sont rapidement visibles, hélas ;

  • Chez l’homme, les fibres de collagène sont disposées en oblique dans l’hypoderme. La pression ne s’exerce donc pas directement vers la surface ! Pour couronner le tout, la peau des hommes est plus épaisse. De quoi expliquer pourquoi on observe aussi rarement des capitons chez eux… Mais quand ceux-ci se manifestent, ils sont généralement localisés au niveau de l’abdomen.

Aucun danger pour la santé !

Comme de nombreux médecins – et l’Inserm – l’ont déjà rappelé : la cellulite ne représente aucun danger pour votre santé. Contrairement à la graisse viscérale, profondément localisée dans l’organisme.

Nombre de professionnels considèrent même le fait d’avoir de la peau d’orange comme « un état physique normal » chez la femme. Mais si cela peut vous rassurer, n’hésitez surtout pas à demander directement l’avis de votre médecin traitant.

Cela étant dit, la cellulite représente tout de même un désagrément d’ordre esthétique. Elle peut même avoir un impact psychologique plus ou moins lourd. Il n’est pas si rare de développer un véritable complexe face à une peau d’orange très marquée sur les cuisses ou les fesses, par exemple.

Il faut dire aussi que les images – largement – retouchées que les médias publient depuis des dizaines d’années ont alimenté l’obsession d’avoir une peau parfaitement lisse. Et que les images « so perfect » générées par l’IA n’arrangent pas forcément les choses.

Bref : même si la cellulite est sans gravité, de nombreuses personnes cherchent des solutions pour éliminer – ou tout du moins réduire – l’aspect peau d’orange. Vous avez tout à fait le droit de la combattre également, si vous le souhaitez. Reste toutefois à choisir les bonnes techniques en fonction de votre situation exacte…

Vous avez déjà entendu parler de cellulite infectieuse ?

Cela peut porter à confusion mais rassurez-vous : elle n’a strictement rien à voir avec la « simple » peau d’orange. Dans les faits, il s’agit plutôt d’une infection bactérienne qui se développe à partir d’une plaie, d’un abcès dentaire. Ou même de la morsure d’un animal ! Principaux symptômes : peau gonflée, chaude, rouge et douloureuse, avec parfois de la fièvre. La peau peut éventuellement changer de couleur (ex. : verdâtre, violacée) au fil des heures, en fonction de la bactérie. La bonne attitude ? Vous rendre aux urgences au plus vite : certaines infections sont vraiment très dangereuses et nécessitent une prise en charge rapide.

Les différents types de peau d’orange (ou cellulite)

Pour combattre efficacement la peau d’orange, vous devez tout d’abord bien cerner sa nature. Retenez en effet qu’il n’existe pas une, mais plusieurs formes de cellulite. Elles n’ont ni les mêmes causes, ni exactement le même aspect. Et ne répondent pas forcément non plus aux mêmes traitements anticellulite. D’où l’intérêt d’effectuer un petit auto-diagnostique pour choisir les bonnes solutions.

Comme le souligne le Docteur Noël Schartz (dermatologue), on distingue 3 grands types de cellulite. A savoir :

  • la cellulite adipeuse, dite aussi cellulite graisseuse. Comme son nom l’indique, cette cellulite est liée à un excès de masse grasse : les cellules adipeuses gonflent et se multiplient. Conduisant à l’apparition des capitons. Normalement, la cellulite adipeuse est visible à l’œil nu : la peau est nettement gondolée. Zones les plus courantes : les cuisses, les fesses, les hanches, le ventre et les bras. Si vous essayez de la pincer (gentiment), vous constaterez que votre peau est molle et indolore ;

  • la cellulite aqueuse, dite aussi cellulite d’infiltration. Cette forme de cellulite est liée à un excès d’eau dans les tissus, causé par une mauvaise circulation veineuse et lymphatique. On parle tout simplement de rétention d’eau. Pas besoin d’être en surpoids pour la développer, donc : beaucoup de femmes minces en ont, généralement au niveau des cuisses, des mollets et des chevilles. Cela étant dit, elle reste souvent assez discrète : vous la verrez beaucoup mieux en pinçant votre peau. A noter également que la cellulite aqueuse est indolore en elle-même. En revanche, elle s’accompagne souvent de jambes lourdes et gonflées, qui peuvent être plus ou moins endolories selon l’importance du phénomène de rétention d’eau ;

  • et la cellulite fibreuse ou cellulite indurée. Il s’agit d’une cellulite installée depuis longtemps, nettement plus difficile à déloger que les précédentes. Techniquement, elle peut aussi bien être liée à un excès de masse grasse qu’à une mauvaise circulation veineuse. Voire aux deux en même temps ! Plus concrètement, on commence à parler de cellulite fibreuse lorsque les fibres de collagène durcissent – on parle de « septa fibreux » et se raccourcissent autour des adipocytes, le plus souvent sous l’action d’un bouleversement hormonal ou du processus de vieillissement naturel. C’est dans cette forme que les capitons sont les plus marqués : vous n’aurez vraiment aucun mal à les voir à l’œil nu. La peau est également dure et souvent douloureuse au toucher. Zones les plus souvent atteintes : les fesses et les cuisses.

A noter que vous pouvez également présenter plusieurs types de cellulite en même temps. Dans ce cas, il faut au minimum identifier la forme prédominante pour adopter les bonnes stratégies.

Par exemple, la cellulite aqueuse répondra bien aux mesures qui améliorent la circulation et réduisent la rétention d’eau, tandis que la cellulite fibreuse nécessitera des traitements plus intensifs (ex. : massages profonds, technologies médicales) car le tissu sclérosé est tenace. Si vous avez des doutes sur la nature de votre cellulite malgré votre auto-diagnostique, n’hésitez pas à consulter un spécialiste.

Les facteurs endogènes (ou facteurs internes)

Généralement, plusieurs facteurs sont en cause dans la formation de la peau d’orange. Certains sont propres à chaque individu et sont malheureusement assez difficiles – voire impossibles – à combattre directement. Parmi les principales causes endogènes de la cellulite, citons notamment :

  • Les prédispositions génétiques héréditaires. Retenez en effet que la composante génétique joue un rôle majeur dans l’apparition de la cellulite : la répartition des graisses dans le corps est en partie héréditaire. C’est pourquoi les femmes d’une même famille ont tendance à développer de la cellulite aux mêmes endroits. De plus, des facteurs génétiques peuvent aussi impacter la qualité du collagène et l’élasticité de la peau, favorisant également l’apparition de la peau d’orange… Hélas, on peut difficilement lutter contre ses propres gènes. C’est pourquoi certaines personnes développent de la cellulite assez vite dans leur vie, tout en ayant pourtant une hygiène de vie irréprochable. Y compris des femmes minces, comme le souligne très justement l’encyclopédie médicale MedlinePlus ;

  • L’âge. Au fil des ans, la peau perd naturellement en élasticité et en fermeté (diminution du collagène et de l’élastine dans le derme). Pour ne rien arranger, la chute du taux d’estrogènes liée à la ménopause amplifie le vieillissement cutané… C’est pourquoi la cellulite fibreuse apparaît généralement après la ménopause d’ailleurs, vers 45 – 50 ans. Les capitons sont alors beaucoup plus visibles qu’à 20 ans, même sans prise de poids associée ;

  • le métabolisme et la distribution des graisses. Outre les zones génétiquement programmées pour stocker des graisses chez la femme (ex. : cuisses, hanches), chaque individu a un métabolisme qui lui est propre, influençant la manière dont le corps brûle ou stocke l’énergie. Un métabolisme plus lent favorise ainsi le stockage adipeux, qui favorise lui-même la cellulite.

  • des facteurs hormonaux spécifiques. A côté de la baisse d’œstrogènes de la ménopause, d’autres hormones peuvent également jouer un rôle. Certaines d’entre elles peuvent d’ailleurs expliquer la formation de cellulite chez l’homme, d’après le Dr Philippe Blanchemaison, qui cite notamment l’hypothyroïdie dans une intervention pour Allo Docteurs :« Un homme peut avoir un déséquilibre hormonal, ce sont surtout les hormones féminines qui sont en cause mais d’autres hormones interviennent. Lorsqu’on est en hypothyroïdie, on a tendance à stocker du gras. Toutes les hormones que l’on qualifie d’hormones anabolisantes peuvent jouer ». Chez la femme, on pourrait aussi citer le syndrome des ovaires polykystiques, ou une contraception inadaptée : les troubles hormonaux associés peuvent potentiellement aggraver la rétention d’eau ou la prise de poids localisée. Et donc la cellulite !

A noter également qu’un excès de cortisol (hormone du stress) chronique, est parfois évoqué comme facteur aggravant. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il peut à la fois :

  • Favoriser le stockage de graisse ;

  • Fragiliser le collagène ;

  • Amplifier la rétention d’eau.

Bien que son influence exacte soit difficile à quantifier à l’heure actuelle, plusieurs médecins considèrent que le stress et la cellulite ne font pas bon ménage.

Les facteurs externes aggravants

En plus des causes de cellulite citées plus haut, plusieurs facteurs externes directement liés au mode de vie peuvent favoriser ou aggraver l’apparition de la peau d’orange. Point positif : vous pouvez facilement lutter contre eux, en prenant de saines habitudes. Plus concrètement, de nombreuses sources médicales, évoque l’impact :

  • De la sédentarité et du manque d’exercice physique. Des muscles peu toniques offrent en effet moins de support sous la peau, ce qui laisse plus facilement la place aux capitons. De plus, l’inactivité limite la dépense énergétique. Les calories excédentaires sont alors stockées dans les cellules adipeuses. A l’inverse, les contractions musculaires entraînées par l’activité physique stimulent la circulation sanguine et le retour veineux, aidant à prévenir la stase de liquides dans les tissus, comme l’indique notamment l’Aesthetic Surgery Journal.

  • D’une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres et en graisses saturées. Celle-ci pourrait favoriser le développement de la cellulite en amplifiant le stockage graisseux. Un régime riche en sel et en produits ultra-transformés peut également accentuer la rétention d’eau dans les tissus. Ce qui favoriserait la cellulite aqueuse. Au contraire, une alimentation saine, riche en fruits, légumes, fibres et protéines maigres, aide à contrôler le poids et procure des antioxydants bénéfiques pour la peau. Toutefois, l’Inserm rappelle que l’impact concret de l’alimentation et du sport sur la cellulite n’a pas (encore ?) été prouvé à 100 %.

« Le sport et une alimentation équilibrée sont souvent recommandés pour lutter contre la cellulite. Ces habitudes sont indéniablement bénéfiques pour la santé, mais à ce jour, aucune étude scientifique n’a rigoureusement prouvé leur efficacité directe sur les capitons. Elles peuvent toutefois entraîner une perte de poids (même si nous ne sommes pas tous égaux sur ce point !), ce qui peut rendre la cellulite moins visible. » Source : Inserm – Canal Détox : “Ventouses, crèmes, massages… Des traitements efficaces contre la cellulite, vraiment ?”

Cela étant dit, d’autres sources médicales comme les pharmacies Brunet et MedlinePlus, soulignent également l’existence d’autres facteurs externes favorisant ou aggravant la peau d’orange. Parmi eux figurent essentiellement :

  • Une hydratation insuffisante. En particulier lorsque le manque d’eau est associé à une consommation excessive de sel ou de sucre. Cela incite le corps à retenir les fluides, ce qui fait gonfler les cellules adipeuses et accentue l’aspect capitonné ;

  • Une mauvaise circulation sanguine et lymphatique. Une mauvaise circulation veineuse dans les jambes – particulièrement fréquente si on reste assis(e), debout ou immobile trop longtemps – et une circulation lymphatique lente, entraînent un drainage insuffisant des déchets et un œdème dans les tissus.

  • Le tabagisme. On ne le dira jamais assez : fumer a un impact négatif sur la peau et la microcirculation. Plus concrètement, le tabac entraîne une vasoconstriction (resserrement) des petits vaisseaux, ce qui endommage le collagène de la peau. Des études ont d’ailleurs démontré que la peau des fumeuses est moins élastique et plus fine. C’est pourquoi il est généralement admis que fumer peut aggraver la cellulite, et rendre également les traitements anticellulite moins efficaces. Même si le principal risque du tabagisme reste bien entendu de développer un cancer des poumons.

  • Le stress chronique qui, comme dit plus haut, peut indirectement jouer un rôle via la sécrétion de cortisol ;

  • Et le manque de sommeil qui, en perturbant de fragiles équilibres hormonaux (ex. : hormones de l’appétit et de la régénération cellulaire) peut encourager une prise de poids ou ralentir la circulation.

Enfin, retenez aussi que plusieurs facteurs sont encore à l’étude à l’heure où nous écrivons ces lignes. Si leur impact sur la peau d’orange n’a pas encore été prouvé, ils sont suspectés de jouer un rôle. Ne serait-ce que minime. Parmi eux, nous attirons particulièrement votre attention sur :

  • Le port prolongé de talons hauts, qui contractent les mollets et peuvent ralentir le retour veineux. Certes, on ne sait pas encore s’ils ont une énorme influence sur la formation de la peau d’orange. Mais on est déjà sûr que les jeunes femmes portant fréquemment des talons hauts s’exposent à de nombreux troubles à un âge plus mûr (ex. : tendinites, raccourcissement des muscles du mollet, risques d’arthrose du genou amplifiés), comme le souligne le Dr Brigitte TARKOWSKI (présidente de l’Ordre National des Pédicures-Podologues) dans une interview pour Santé Magazine ;

  • L’exposition excessive au soleil, qui, en plus d’accélérer le vieillissement cutané et d’être suspecté de favoriser la cellulite, amplifie surtout les risques de cancer de la peau ;

  • L’exposition régulière à des toxines environnementales (ex. : pollution, perturbateurs endocriniens) qui augmentent notamment le risque de développer de nombreuses pathologies différentes (ex. : bronchopneumopathie chronique obstructive pour les particules polluantes).

Bref : peu importe au final si ces trois facteurs ont vraiment – ou non – un impact tangible sur la formation de la peau d’orange. Etant donné qu’ils présentent des risques avérés pour votre santé, il vaut mieux vous en méfier quoi qu’il arrive.

Les solutions pour éliminer ou atténuer la peau d’orange

1. Améliorer son hygiène de vie (alimentation, hydratation, sport)

La base de la lutte anticellulite, c’est d’adopter une hygiène de vie saine. Celle-ci aura des effets bénéfiques globaux sur votre corps, et pourra également réduire l’apparence de la peau d’orange, dans une certaine mesure.

  • Avoir une alimentation équilibrée. Concrètement, cela consiste surtout à adopter un régime riche en fruits et légumes frais, en fibres, en protéines maigres (poisson, volaille, légumineuses) et en acides gras sains (huile d’olive, avocats, noix…). En parallèle, vous devez également éviter les excès de sucres rapides, de graisses saturées et de sel. Objectif : réduire l’excès calorique – pour diminuer la masse grasse globale – et fournir à votre corps tous les nutriments nécessaires pour avoir une peau en bonne santé. Cerise sur le gâteau, limiter le sel et le sucre aide à minimiser la rétention d’eau ! Mais retenez que les bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée ne sont visibles que lorsque celle-ci est adoptée quotidiennement.
  • Bien s’hydrater. Boire suffisamment d’eau tout au long de la journée – environ 1,5 à 2 litres pour un(e) adulte, sauf besoins spécifiques liés à la pratique intensive d’un sport par exemple – aide à éliminer l’excès de sodium et les déchets métaboliques. Au passage, cela entretient aussi la souplesse de la peau et favorise le drainage lymphatique naturel. En complément, il est également conseillé de limiter votre consommation d’alcool, qui déshydrate et surcharge le foie (organe clé de l’élimination).
  • Pratiquer une activité physiques régulière. Certes, le sport à lui seul ne peut pas « gommer » votre peau d’orange. Mais il peut tout de même la rendre moins visible, en réduisant votre masse grasse et en améliorant la tonicité de votre peau. Concrètement, vous pouvez combiner des exercices cardiovasculaires (ex. : marche rapide, vélo, natation, course) pour brûler les graisses et améliorer votre circulation, avec des exercices de renforcement musculaire – ciblant les cuisses, les fessiers, les abdos, etc. – pour tonifier les muscles peauciers. Plus ils sont fermes, plus ils tendent la peau par dessous ce qui réduit l’aspect capitonné. Enfin, l’activité physique stimule également la circulation sanguine et lymphatique, ce qui aide à drainer les zones de cellulite.
  • Maintenez votre poids de forme. Inutile de viser la maigreur pour lutter contre la cellulite : l’essentiel est plutôt de maintenir un poids stable (IMC normal) et de prévenir les variations de poids importantes. En effet, chaque cycle de prise-perte de poids peut fragiliser la peau, entraînant une perte de fermeté. En d’autres termes ; en cas de reprise de poids, les graisses seront stockées encore plus facilement dans les zones à capitons… Et en cas de surpoids ? Dans ce cas, une perte de poids progressive peut atténuer l’aspect peau d’orange, étant donné qu’il y aura moins de graisse dans les compartiments sous-cutanés. A titre indicatif, certaines sources indiquent que perdre 5 à 10 % du poids peut déjà améliorer l’apparence des capitons chez une personne en surpoids. A condition de ne pas perdre du poids trop brutalement, pour éviter le relâchement cutané.
  • Arrêter de fumer : comme expliqué plus haut, le tabac nuit à la santé de la peau. Les dermatologues encouragent ainsi l’arrêt du tabac non seulement pour prévenir le vieillissement cutané, mais aussi dans une optique anticellulite. En règle générale, les bénéfices sur la qualité de la peau se font sentir au bout de quelques mois d’arrêt : les tissus sont mieux oxygénés, le taux de collagène augmente… Résultat : la peau est nettement plus belle. Mais encore faut-il parvenir à arrêter de fumer. Pour cela, n’hésitez pas à consulter le site Tabac Info Service pour être accompagné(e) gratuitement par un professionnel durant votre combat !

2. Soins et techniques manuelles contre la peau d’orange

De nombreux soins locaux peuvent aussi vous aider à atténuer l’aspect de la peau d’orange. Du moins temporairement ! Les effets des soins bien-être sur la cellulite sont généralement assez modestes et de courte durée, si on ne les pratique pas régulièrement. MAIS ils ont l’avantage d’être :

  • D’être non invasifs ;
  • De ne représenter généralement aucun danger (sauf contre-indications médicales particulières) ;
  • De stimuler la circulation sanguine localement ;
  • Et de donner un coup d’éclat temporaire à la peau.

Bref : ce n’est pas la panacée, mais vous pouvez tout de même les considérer comme des « coups de pouce » complémentaires, à utiliser dans le cadre d’une bonne hygiène de vie. Parmi ces soins bien-être, retenez surtout :

  • Les massages anticellulite (palper-rouler, drainage lymphatique). Le massage manuel est sans doute l’une des techniques les plus anciennes et les plus répandues pour lutter contre la peau d’orange. Sa forme la plus connue est le célèbre massage palper-rouler, qui consiste à pincer et rouler la peau entre les doigts pour décoller les amas graisseux. Pour la cellulite aqueuse, on utilise plutôt des massages plus doux comme le drainage lymphatique, qui fait d’ailleurs partie des soins les plus populaires en institut . Concernant les résultats attendus, le grand groupe pharmaceutique Brunet indique que ce type de massage anticellulite peut dynamiser la microcirculation, réduire la rétention de fluides et augmenter la circulation lymphatique. Résultat : après quelques séances, la peau est visiblement plus belle, plus lisse et moins gonflée. Mais il faut continuer régulièrement les massages, car l’effet n’est que provisoire. Sachez tout de même que le massage palper-rouler est contre-indiqué dans certaines situations. Hors de question, par exemple, de le pratiquer en cas : d’hémophilie (risque d’hémorragie), de phlébite et de varices (risque d’embolie), d’hypertension artérielle ou de pathologie cardiaque sévère, de maladies de peau dans la zone à masser (ex. : eczéma et infections diverses) ou durant la grossesse. Au moindre doute, le plus sage est de demander conseil à votre médecin avant d’opter pour ce soin.
  • Crèmes et gels anticellulite. Les crèmes amincissantes censées réduire la cellulite et retendre la peau (ex. : à base de caféine, rétinol, algues, lierre, vigne rouge etc.) sont nombreuses sur le marché. Si de nombreux ingrédients sont utilisés, la caféine est clairement « l’actif vedette » car elle favoriserait la lipolyse (déstockage des graisses) localement et l’élimination de l’eau… Cela étant dit, quelle que soit sa composition exacte, aucune crème ne fait disparaître la cellulite définitivement. Le fait de se masser régulièrement avec ce genre de produit – comptez plusieurs semaines d’application, deux fois par jour – pourrait toutefois lisser et améliorer la texture de la peau. A noter également que certains dermatologues estiment que ces produits ont surtout un effet cosmétique de surface (hydratant, raffermissant superficiel), mais qu’ils ne traitent pas les causes profondes de la cellulite. Si vous souffrez d’une maladie particulière (ex. : trouble cardiaque, problème de circulation sanguine) ou que vous êtes enceinte, vous pouvez également demander l’avis de votre médecin pour vous assurer que les actifs utilisés ne représentent aucun danger pour vous.
  • Gommages et exfoliation. Certes, exfolier la peau – avec un gommage au café, par exemple – n’agira pas en profondeur sur les réserves graisseuses. Cependant, cela peut améliorer l’aspect de votre peau en surface. En éliminant les cellules mortes et en stimulant la microcirculation cutanée, le gommage rend la peau plus douce. Mieux encore : il la rend également plus réceptive aux soins que vous appliquerez ensuite. C’est donc une petite astuce beauté utile à connaître pour optimiser l’effet des crèmes. Cerise sur le gâteau : vous pouvez même réaliser des « cataplasmes maison » avec du marc de café. Très honnêtement : aucune preuve scientifique solide n’appuie cette recette de grand-mère.
  • Douches froides, jet d’eau et autres astuces circulatoires. Terminer sa douche par un jet d’eau froide sur les jambes et les fesses ? Encore une astuce de grand-mère courante pour tonifier la peau et stimuler le retour veineux ! Concrètement, le froid provoque d’abord une vasoconstriction (les parois des vaisseaux sanguins se contractent), puis une vasodilatation réflexe (les vaisseaux sanguins se dilatent). Cela peut donc effectivement booster la circulation sanguine temporairement. Dans le même ordre d’idée, vous allonger avec les jambes surélevées ou porter des bas de contention si vous avez les jambes lourdes aide au drainage et peut donc modérer la cellulite aqueuse. Ce sont des gestes simples qui, combinés à une bonne hygiène de vie, peuvent contribuer légèrement à un meilleur aspect de la peau.
  • Remèdes divers. Techniquement, il existe encore de nombreuses astuces courantes contre la cellulite. Comme se masser avec de l’huile essentielle de Cèdre de l’Atlas (censée activer la micro-circulation) ou de l’huile essentielle de Genévrier (censé réduire le stockage des graisses). Boire régulièrement du thé vert. Pratiquer un brossage à sec (dry brushing) sur votre peau. Faire un enveloppement d’algues, au lierre ou à base d’argile en institut, etc. Mais il ne faut vraiment les voir que comme des solutions éphémères ou d’accompagnement. Par exemple, les enveloppements (wraps) aux algues ou au lierre, souvent pratiqués en spa, peuvent détoxifier votre peau. Ils peuvent également la raffermir temporairement en la déshydratant légèrement (effet tenseur). Mais l’aspect peau d’orange reviendra peu de temps après. Même combat pour le sauna ou hammam.

A lire également : 15 conseils utiles pour raffermir la peau

3. Focus sur la technologie BioStimology®

Avez-vous déjà entendu parler de la BioStimology® ? Lauréate du Prix de l’Innovation 2025, elle est déjà utilisée dans de nombreux instituts de beauté et centres de minceur professionnels, en France comme à l’étranger.

Cette technologie française brevetée mise au point par Bodysculptor, combine des champs bioénergétiques basse fréquence et de la micro-pression pour agir simultanément sur la graisse et la qualité de la peau.

Des équipements spéciaux émettent un champ magnétique alterné de faible fréquence qui stimule en douceur les muscles et les cellules. Un peu comme lors d’un exercice physique, mais sans effort perceptible. Certes, cela ne remplace en aucun cas la pratique d’une véritable activité sportive. Mais cette stimulation “invisible” incite tout de même les muscles à consommer plus d’énergie et à puiser dans les réserves graisseuses. D’où une réduction progressive de l’épaisseur du tissu adipeux.

En parallèle, la BioStimology® améliore la microcirculation et le drainage lymphatique, ce qui aide à éliminer les déchets et à réduire la rétention d’eau dans les zones traitées.

Cette technologie peut aussi bien avoir une action sur la cellulite graisseuse que sur la cellulite aqueuse. En plus de son effet sur la peau d’orange, elle est également utilisée pour affiner la silhouette.

Concernant son efficacité, les données récoltées par Bodysculptor (validées par 20 ans d’expérience professionnelle et des études internes), révèlent que vous pouvez espérer :

  • Jusqu’à -6,5 cm de tour de taille en 12 séances ;

  • Une nette amélioration de la texture de la peau (moins de capitons, peau plus lisse et plus ferme).

Le tout sans chirurgie, sans injection, sans effets secondaires notables et sans douleur. De nombreux témoignages affirment même que les séances procurent une sensation relaxante (au point de s’endormir durant le soin, parfois).

Une séance type en institut dure environ 30 à 45 minutes. Vous êtes allongée, avec une ceinture ou de patchs délivrant le champ magnétique. Plus récemment, des modèles utilisables à domicile ont également été développés.

Bien sûr, ce n’est pas une solution miraculeuse. Mais il faut reconnaître que la BioStimology® a tout de même de nombreux atouts. C’est donc une option intéressante pour traiter la peau d’orange, à utiliser en complément d’une bonne hygiène de vie et d’autres soins éventuels (ex. : massages, crèmes, etc.).

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4. Les traitements esthétiques et médicaux contre la peau d’orange

A présent, on passe aux choses sérieuses, avec les techniques professionnelles utilisées en institut, en cabinet médical ou en centre de chirurgie esthétique. Avantage : elles peuvent vraiment avoir un effet positif sur votre peau. MAIS retenez qu’aucune d’entre elles ne peut supprimer totalement et définitivement votre peau d’orange à l’heure actuelle.

L’Inserm rappelle qu’au mois de « novembre 2024, des scientifiques ont conclu qu’aucun traitement ne garantit des effets significatifs et durables contre la cellulite ». Il s’agissait d’une grande étude, qui a analysé les résultats de « 24 essais contrôlés randomisés, auxquels ont participé plus de 2 000 patients ». Il faut donc prévoir des séances d’entretien et les combiner avec d’autres solutions anticellulite (ex. : bonne alimentation, arrêt du tabagisme, etc.) pour optimiser les résultats.

Retenez également que la plupart d’entre elles présentent des contre-indications médicales : un praticien sérieux doit donc faire le point sur votre état de santé avant de débuter les séances. Au moindre doute sur sa fiabilité, allez voir ailleurs !

Bref. Parmi les principales techniques anticellulite passées au crible par les études, citons surtout :

  • L’endermologie (LPG®). Il s’agit d’une technique de massage mécanique sous vide pratiqué à l’aide d’un appareil à rouleaux motorisés. Pour simplifier : c’est un palper-rouler mécanisé qui aspire la peau et la masse bien plus en profondeur qu’un massage manuel. Concrètement, une cure de plusieurs séances peut affiner légèrement la silhouette et améliorer la fermeté de la peau. Les études relèvent aussi souvent une réduction modeste de tour de cuisse et une amélioration de l’aspect de la peau. Mais comme nous le disions plus haut, les capitons ne disparaissent ni complètement, ni définitivement, d’où la nécessité d’effectuer régulièrement des séances d’entretien.

  • La radiofréquence et les ultrasons. Ces deux méthodes ont en commun de chauffer le tissu sous-cutané. Mais elles ne s’appuient pas sur la même technologie ! La radiofréquence se base sur des ondes électromagnétiques : en chauffant l’hypoderme (partie profonde de la peau), elles stimulent la lipolyse – d’où une légère fonte de graisses – tout en stimulant également la production de collagène, d’où un effet raffermissant. De leurs côtés, les ultrasons agissent un peu différemment. Ils créent plutôt des vibrations ciblées pour détruire une partie des cellules graisseuses. Gros avantage : ces techniques sont non invasives. Quant à leur efficacité, les études rapportent des améliorations modérées de l’aspect peau d’orange, concernant essentiellement la cellulite adipeuse. Une réduction locale de l’ordre de quelques centimètres (ex. : tour de cuisse, tour de hanche) a aussi été rapportée. Mais là encore, rien n’est définitif : il faut entretenir les résultats obtenus.

  • La cryolipolyse prend le contre-pied de la radiofréquence et des ultrasons, en misant plutôt sur l’application d’un froid intense. En pratique, un appareil « congèle » les bourrelets graisseux (par succion sous vide) afin de détruire les adipocytes. Ce qui est effectivement très efficace pour réduire de petits amas graisseux bien délimités ! Vous pouvez donc faire appel à la cryolipolyse pour gommer vos poignées d’amour, par exemple. Ou même pour sculpter petit à petit votre silhouette. En revanche, son impact sur la cellulite est plus limité. Techniquement, elle peut réduire un peu le volume des capitons en cas de cellulite graisseuse. Mais elle ne peut pas faire grand-chose contre la cellulite aqueuse et la cellulite fibreuse. D’ailleurs, les spécialistes honnêtes préviennent généralement que la cryolipolyse n’améliore pas directement la qualité de la peau d’orange avant le début des séances. Elle reste avant tout une technique d’amincissement local.

  • Les ondes de choc ou thérapie par ondes acoustiques. C’est l’une des techniques les plus récentes, consistant – comme son nom le suggère – à envoyer des ondes acoustiques de haute énergie dans les tissus. Ces ondes de choc stimulent nettement la circulation et la synthèse de collagène. Tout en cassant au passage les septas fibreux ! Vous pouvez donc même l’envisager pour lutter contre la cellulite fibreuse bien installée. Mais cette technologie est-elle vraiment efficace ? Question plus délicate… Techniquement, certaines études soulignent que la thérapie par ondes de choc montre des résultats prometteurs sur la réduction de la peau d’orange (diminution d’épaisseur du tissu adipeux + amélioration de la texture de la peau). Cette nouvelle technologie ne fera pas non plus de « miracle » à elle seule sur la cellulite. Elle n’en reste pas moins prometteuse et intéressante à surveiller.

  • La mésothérapie. Derrière ce terme un peu barbare se cachent en réalité des cocktails de différents actifs (ex. : caféine, enzymes, extraits végétaux divers), injectés directement sous la peau. Ces injections sont censées dissoudre la graisse et/ou améliorer la circulation locale. Mais il faut savoir que cette pratique est très controversée.  En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a même interdit certaines techniques d’injection pour détruire les graisses (lyse adipocytaire) depuis 2012. Il faut dire aussi que plusieurs effets indésirables graves (ex. : infections, nécrose sur le site de l’injection) avaient été portés à son attention ! Cependant, la mésothérapie anticellulite par micro-injections superficielles reste légale, même si vous devez vraiment être très vigilant(e) au moment de choisir votre praticien. Le minimum est de vérifier qu’il est bien inscrit à l’Ordre des Médecins et qu’il a déjà de l’expérience en mésothérapie. Autre bonne chose à savoir : les résultats de la mésothérapie sur la peau d’orange sont vraiment très variables.

  • Le laser et la lumière (cellulite laser-assisted). Certains traitements utilisent plutôt des lasers basse énergie ou des lumières infrarouges pour chauffer et stimuler la zone. Bien souvent, ils sont couplés à des techniques d’aspiration de la peau, comme l’endermologie que nous avons déjà présentée un peu plus haut. Il existe également des techniques plus invasives, comme la technique Cellulaze® (laser chirurgical sous-cutané) par exemple. Concrètement, elle vise à sectionner les septas fibreux tout en chauffant la graisse pour la « faire fondre ». Homologuée par la FDA en 2012 aux Etats-Unis, elle est toujours pratiquée dans différents pays en dépit de son coût assez élevé et du temps de récupération nécessaire. Mais elle n’a jamais percé en France : dès son lancement, son utilisation a été interdite sur le territoire, en vertu du décret du 11 avril 2011, relatif à l’interdiction de la pratique d’actes de lyse adipocytaire à visée esthétique.

  • La subcision. Réalisée par des médecins esthétiques ou des chirurgiens, cette technique assez ancienne consiste à introduire une petite lame sous la peau pour couper manuellement les bandes fibreuses. Plus récemment, des nouvelles méthodes de subcision contrôlée (ex. : Cellfina®) ont vu le jour. L’une d’elles a même entraîné une diminution significative de la cellulite chez des patientes, d’après une étude publiée dans l’Aesthetic Surgery Journal 2023. Cela n’en reste pas moins une technique invasive, réalisée sous anesthésie locale. Retenez aussi qu’elle traite surtout les creux ponctuels, mais qu’elle n’améliore pas spécialement la texture flasque de la peau. Les effets secondaires les plus courants sont des bleus, même s’il existe toujours aussi un risque d’infection ou de réaction allergique au produit anesthésiant avec ce genre de technique. Le temps de récupération peut être assez long selon la technique utilisée, et le coût peut aussi être élevé.

  • Autres techniques à connaître. Vous envisagez la liposuccion « traditionnelle » (aspiration chirurgicale de la graisse) pour combattre la peau d’orange sur vos cuisses ou vos fesses ? Ce n’est pas forcément une bonne idée ! Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la liposuccion n’est pas un traitement de la cellulite. Il arrive même qu’elle accentue la peau d’orange, en creusant davantage la peau si elle est mal réalisée, car elle ne traite pas les fibres rétractiles… La lipoaspiration superficielle, en revanche, peut améliorer légèrement l’aspect de votre peau en cas de cellulite graisseuse, tout en présentant moins de risques. Mais là encore, ce n’est pas l’indication première et elle restera inefficace sur la cellulite aqueuse et fibreuse. Mieux vaut envisager tout d’abord les techniques non invasives.

Bref : en définitive, il n’existe aucune solution miracle contre la peau d’orange. Même du côté des traitements de médecine et de chirurgie esthétiques. Cependant, vous pouvez tout de même obtenir des résultats intéressants en combinant plusieurs solutions anti-cellulite. De plus, de nouveaux dispositifs et traitements sont actuellement en développement, dont un dispositif de lissage par aiguilles par exemple. Plusieurs crèmes innovantes anti-peau d’orange sont également en phase de test. Gageons que certaines de ces nouveautés réservent de belles surprises !

Conclusion

En synthèse, la peau d’orange est un phénomène très courant chez la femme – moins chez l’homme – et sans la moindre gravité, découlant souvent de la combinaison de plusieurs facteurs internes (ex. : hormones féminines, structure du derme, prédisposition génétique, âge) et externes (ex. : mode de vie sédentaire, alimentation, circulation).

Comme nous l’avons déjà signalé plusieurs fois, il n’existe pas de remède miracle universel pour la faire disparaître totalement. Cependant, de nombreuses solutions permettent de la prévenir et d’en atténuer fortement l’aspect. La bonne démarche à adopter ? Combiner des mesures hygiéno-diététiques (ex. : alimentation équilibrée, bonne hydratation, sport régulier, arrêt du tabac) avec des traitements ciblés (ex. : massages, crèmes, technologies esthétiques non invasives, éventuellement interventions médicales légères). Il faut également faire preuve de régularité et de persévérance dans vos efforts : c’est la meilleure façon d’obtenir des résultats visibles sur le long terme !

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